« Le comportement des consommateurs dans l’Union européenne a changé : l’accent est mis aujourd’hui sur les aspects sociaux, l’environnement et la santé. Ce changement de comportement s’est traduit par une pression sur les institutions européennes à laquelle elles ne peuvent se soustraire », dixit Jobst von Kirchmann, représentant de l’UE en Côte d’Ivoire lors d’un points presse.
Cette nouvelle est tombée comme une bombe dans les pays ACP(ndlr Afrique Caraïbes Francophone) grand producteur de banane qui jusque là étaient protégés par leur coopération avec l’UE.
Une coopération mise à mal
L’accord UE-ACP sur la filière banane stipulait l’annulation des droits de douane sur la banane contrairement aux pays non acp et le soutien des producteurs à travers des fonds européens.
Aujourd’hui avec la décision de l’UE de baisser les droits de douane de 148$/t à 75$/t d’ici 2020 pour les pays hors ACP les bananes africaines aurons du mal à faire face à toute concurrence. Les organismes de défense des producteurs estiment que ces nouvelles mesures pourraient plonger la filière banane dans le chaos et favoriser la migration clandestine au vu des emplois générés.
80% du marché européen
Il faut dire que la filière banane occupe une part importante dans l’économie de nombreux pays africains à l’instar de la côte d’ivoire, le Cameroun et le Ghana. Un trio qui inonde le marché occidental avec 80% de sa production. L’heure est venue pour les pays africains de penser à encourager la consommation locale afin de rendre leur production compétitive.