La Côte d’Ivoire et le Ghana, par la voix du CCA et du Cocobod ont décidés de stopper leurs exportations cacaoyère pour la saison 2020/21 jusqu’à nouvel ordre en vue de trouver un terrain d’entente avec les industriels. C’était lors d’une réunion de travail à Accra le 11 Juin. Une décision jugée historique par les acteurs de l’or brun.
Après mon article paru hier sur l’initiative de la Côte d’Ivoire et le Ghana de conjuguer leurs efforts dans l’intérêt de tous, ce texte vise à vous informer sur les fruits de cette coopération. Alors servez vous d’un chocolat bien chaud(mdr)
Obtenir une harmonisation des prix à 2600$/t
On peut dire que c’est un véritable bras de fer qui s’est engagé entre le couple ivoiro-ghanéen et les principaux importateurs du cacao africain. (Un peu comme entre la Chine et les USA hein).
En effet Pour la première fois, les autorités ivoiriennes et ghanéennes sont unis pour tenter d’infléchir les marchés mondiaux dont la direction est assurée par les pays occidentaux qui d’ailleurs sont les principaux clients des deux pays. Et ce dans l’optique d’obtenir à 2600 dollars la tonne soit un 1 Millions 300 mille francs CFA. À ce prix c’est l’Etat et les paysans qui pourraient se frotter les mains. Puisqu’en Côte d’Ivoire le cacao pèse 10% du PIB avec un prix bord-champ de 750 francs le kilo fixé par le gouvernement ivoirien. Un prix qui a malheureusement des difficultés à être appliqués à cause d’acheteurs véreux.
Une coopération pour l’avenir d’autres filières agricoles
Le cacao en tant que gros pourvoyeur de revenus chez les ghanéens et les ivoiriens, semble ne pas être la seule filière impactée par cette décision historique. Car sur ce nouvel accord pourrait se jouer l’avenir d’autres filières comme l’ hévéa, l’Anacarde, le palmier et autres.
Des économistes africains jugent anormal qu’après « un demi siècle d’indépendance, les États africains ne soient pas apte à fixer le prix de leurs matière première ». Ce paradoxe criard interpelle sur notre volonté de bâtir des nations fortes capable de rivaliser avec les autres. Pour revenir à cette décision importante prise par le Ghana et la côte d’Ivoire, jusqu’où pourront aller ces deux pays pour le respect de la dignité des cacaoculteurs?