Coopérative agricole : un moyen d’autonomisation de la femme rurale

Les femmes rurales ivoiriennes s’organisent en coopérative agricole depuis toujours afin de s’entraider mutuellement et à  plus d’émancipation.

On estime que 67% de la main-d’œuvre agricole sont des femmes, et 60 à 80% exercent dans la production alimentaire. Ces chiffres montrent à quel point les femmes ont un rôle important dans le développement économique de la côte d’Ivoire, dans les zones rurales en particulier.
Les coopératives agricoles de femme ou sociétés agricoles sont créés dans l’optique de répondre aux activités champêtres de grande envergure dont l’exécution nécessite un bref délai. Si bien que le recours à une main d’oeuvre nombreuse et moins coûteuse paraît imminent.

L’autonomisation financière de la femme

Les associations agricoles sont une aubaine pour les femmes de s’entraider mutuellement et se prendre en charge. En effet elles permettent à chaque femme de subvenir à ses propres besoins. Car en général dans les familles paysannes, c’est l’homme qui gère les revenus de la production agricole familiale. À tel point que pour ses petits besoin, la femme se voit obligé de solliciter l’aide de celui-ci. Ainsi en intégrant une coopérative, la femme arrive à s’assumer financièrement.
La somme d’argent gagné au sein des mutuelles agricoles sont pour la plupart gardées dans une caisse commune au fin d’acheter des produits pour le traitement des champs. l’achat d’engins pour le transport des membres, ou l’acheminement des produits agricoles sur les marchés.

Une meilleure visibilité

« Unis,nous les femmes rurale sommes capables de faire porter notre voix auprès de l’Etat et les collectivités pour l’amélioration de nos conditions de vies » declare la présidente d’une coopérative agricole à l’occasion de la journée internationale de la femme 2019 à Bouaké. C’est dire que les sociétés agricoles permettent aux femmes d’avoir plus de visibilité, se faire entendre, obtenir des crédits auprès des banques car celles-ci (institutions financières) sont très réticentes quant au financement d’activité agricole.
Les coopératives de femmes participent activement au développement durable, mais sont beaucoup confrontés à plusieurs difficultés dont l’utilisation d’outil rudimentaire,le manque de financement. l’analphabétisme, le poids de la tradition.

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