Filière anarcarde: le prix du kilogramme bord champs n’est pas appliqué

Fixé à 375 Frs FCA au titre de la campagne 2019 par le gouvernement ivoirien, aujourd’hui le prix du kilogramme de la noix de cajou n’est pas appliqué sur le terrain, Un fait qui suscite l’indignation des producteurs.

Le prix bord champ de l’anacarde bien trié, bien séché de 375 Frs CFA n’est pas respecté par les acheteurs et oscille entre 250 et 300frs CFA/kg. Est-ce une anarque?

C’est un constat général lorsque l’on se rend dans la localité de Diabo( village situé à 15 km de Bouaké).
Un Samedi après-midi je me rends à la campagne afin de passer quelques séjours auprès des miens. Sur le chemin je fais escale dans un petit village nommé N’daguessankro afin de remplir ma bouteille d’eau à la pompe villageoise du dit village,
Dans cet endroit magnifique de femme où rigolades et rivalités se cotoient .Je profite de l’occasion pour me renseigner sur la situation de la noix de cajou. C’est ainsi que la bonne ambiance devient tout à coup morose.

Solange, la trentaine révolue, explose
 » Les acheteurs achètent l’anacarde au prix 250 à 300Frs au maximum et la boîte à 400frs pas plus  »
C’est malheureusement la situation pénible que traversent ces braves paysans qui non seulement ont été déçu cette année par le prix fixé par le gouvernement ivoirien, mais aussi sont confrontés à la disparité des prix imposés par les acheteurs.
Ils semble que des paysans marchandent leurs productions auprès de certains acheteurs à crédit, qui prétendent ne pas être en possession de l’argent . Ce qui entraîne des poursuites sans fin entre exploitant agricole et acheteurs. Dans cette « jungle » où c’est l’acheteur qui fait la loi, les villageois n’ont de choix que de vendre malgré tous les risques.

Se plaindre auprès de qui ?

« Tout compte fait on a pas le choix nous sommes obligés de vendre car ils menacent parfois de ne pas acheter et là tu vas faire comment puisque tu ne peux pas manger » ajoute une autre dame qui est entrain d’actionner la pompe qui semble essoufflée par l’effort. Lorsque je demande à l’assemblée pourquoi ne se plaignent t’elles pas? On me fait savoir qu’il y a eu des protestations engagés par leurs maris mais sans suite. Car les acheteurs prétendent ne pas être responsable de la situation.

Des acheteurs dans l’embarras

De retour à Diabo rendez-vous est pris avec un acheteur, qui annule la rencontre la veille, et ceux malgré mon insistance. C’est finalement un cultivateur qui m’informe que son ami acheteur partis en brousse lui avait confié que, c’est à cause des nombreux incidents qui ont émaillés la campagne précédente notamment le problème d’écoulement des stoks, ont suscités la méfiance des opérateurs économiques(ivoiriens et indiens) qui aujourd’hui recommandent aux agents(acheteurs) sur le terrain d’acquérir l’or grise à des prix bas pour éviter une fois de plus des risques rapporte t’il.

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