L’utilisation des feux de brousse est une pratique propre au monde rural. Une habitude qui n’est pas sans conséquence chaque années pour les populations villageoises et l’environnement.

Un départ de feux de brousse
La préparation de terre agricole, la chasse, le renouvellement de pâturages constituent les principales causes des feux de brousse qui détruisent la forêt et les récoltes.
Des pratiques traditionnelles
Les agriculteurs utilisent les feux de brousse pour la culture sur brulis. En effet durant la période de Novembre à Mars la végétation est mise à rude épreuve du fait de L’Harmattan(vent sec, froid et poussiéreux). Cette saison entraîne l’assèchement de la nature à tel point qu’il suffit d’une petite flamme et tout part en fumée. Ainsi dans la quête d’un nouvel espace cultivables les producteurs brûlent des surfaces afin d’exploiter la terre à leur guise Malheureusement le manque de vigilance amènent l’ignition à prendre des proportions délimitées.
Du côté des éleveurs, les raisons du recours aux incendies est à peu près similaire puisque ceux-ci flambent les herbes vieillis afin de renouveler le pâturage favorable à la consommation du bétail.
Par ailleurs les chasseurs de gibier entraînent le brasier pendant les parties de chasse où il arrive parfois que les rats et agoutis s’abritent dans les terriers dont ils ne sortent que sous la menace du feu, alors le recours aux flammes reste l’option parfaite pour extirper le rongeur de sa cachette.

Des mesures disciplinaires difficiles à appliquer
Les comités villageoises de lutte contre les feux de brousse crée depuis des années par les autorités pour prévenir les départs d’incendie, et sanctionner les
responsables de sinistre ayant occasionnés la destruction des récoltes. Mais ces comités sont devenus incompétent car les victimes refusent que les bourreaux soient condamnés. « nous sommes confrontés à des cas où les parents viennent plaider la cause du coupable à tel point que nous sommes obligés de le relâcher parce que dans l’avenir la victime peut-être le coupable de demain » lâche un agent des eaux et forêt de la sous préfecture de Diabo.