Les élèves issus du monde rural se rendent auprès de leurs parents à la campagne en cette période de grève dans les établissements primaires et secondaires de côte d’Ivoire. Afin de participer aux activités agricoles familiales et se faire de l’argent en attendant la reprise des cours

Alors que certains de leurs camarades de classe profitent de cette période de grève pour reviser, les élèves issus du monde rural désertent en majorité les villes au profit de la campagne.
Nous sommes le lundi 11 Février l’après-midi midi dans la localité de Botro, commune situé à 30 km de Bouaké. Jour de marché rural sous le soleil ardent de 13h. Je rencontre K.R élève en seconde au lycée du dit village venu réparer son vélo chez un mécanicien . Interrogé sur ses occupations en ce moment. Il déclare:
« Dans cette période où on sait pas quand ça va finir, je préfère rentrer au village afin d’aider mes parents et par ailleurs me faire un peu de sou avant le retour »
Comme ce jeune écolier nombreux sont les élèves du primaire et du secondaire dont les parents vivent à la campagne choisissent de rejoindre les tiens afin de contribuer aux travaux champêtres.
C’est l’occasion pour ceux-ci de mener des activités génératrices de revenus comme la vente de produit agricole, les travaux champêtre rémunérés par jour où en contractuel. la commercialisation de gibier.
Même si la présence prolongée des élèves dans les champs facilite énormément le quotidien des cultivateurs, certains parents d’élèves déplorent cette situation qui perdure depuis 5 semaines maintenant.
« toujours les enfants vont et reviennent en nous disant que ya pas cours nous sommes un peu inquiet surtout pour ceux qui sont en classe d’examen » .confie un paysan par ailleurs parent d’élève rencontré dans la cour quasiment vide d’une école.