Développer le monde rural pour réduire la migration

Les jeunes africains migrent en Europe au péril de leur vie à bord d’embarcations de fortune. Une situation accentuée par le changement climatique et l’inflation du prix des filière agricoles

« Les trois quarts des personnes extrêmement pauvres et sous-alimentées du monde se trouvent dans les zones rurales, nous devrions tout naturellement accorder la priorité à la fois aux investissement dans le développement rural durable, à l’adaptation aux changements climatiques et à la résilience des moyens de subsistance ruraux »

Cet avis est émis par Kostas Stamoulis, sous-directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et chef du département économique et social de cette organisation.

Selon  Stamoulis le nombre impressionnant  de jeunes africains qui atterrissent sur les côtes européennes, pourrait connaître un déclin si les États africains prenaient la peine d’investir dans le développement des zones rurales malgré les bouleversements climatiques.

Encourager l’entrepreneuriat agricole avec des moyens modernes

Des producteurs de tomate de la région de Bouaké

Les États africains devraient inciter les jeunes chômeur, ou en manque de perspective claire à se lancer dans la création de petite entreprise agricole à travers des financements. Car les jeunes migrent d’abord vers les villes ensuite à l’étranger à cause de la faim. en effet l’appauvrissement des sols, la raréfaction des pluies ou dû aux résiliences climatiques participent naturellement à la migration des jeunes alors il  serait intéressant d’investir dans l’agriculture pour stimuler l’esprit d’entreprise et libérer le talent des jeunes.

L’instabilité du prix des cultures de rentes

En côte d’Ivoire, alors que le 6 février L’Etat fixait le prix du kilogramme de la noix de cajou à 375 Fcfa au titre de la campagne anarcarde 2019 soit une baisse de 125 Fcfa par rapport à l’an dernier; et que la filière café-cacao tente toujours de retrouver son lustre d’antan; circonstances plus précaire  pour la filière hévéa. Ces difficultés réduisent l’espoir des communauté villageoises d’amorce l’avenir avec sérénité.  Alors assurer la stabilité du prix des matières premières peut freiner le flux migratoire.

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